Bien que mes racines me manquent et que rien ne me ferait plus plaisir que de revenir habiter ma terre québécoise, je ne peux que demeurer ici pour le moment et apprendre à apprécier cette province qui se veut conservatrice… De tous les points de vue… Sauf du mien…
C’est plutôt bien ici, quand on s’y habitue. Notre territoire est ponctué d’une myriade de lacs aux eaux cristallines qui, si on le veut bien ou si notre imagination est quelque peu fertile, remplacent les montagnes. En fait, on peut admirer les couleurs célestes d’un coucher de soleil des kilomètres et des kilomètres à la ronde puisque justement, il n’y a pas de montagnes… Ou s’il y en a, elles sont si petites qu’on peut les comparer à un grain de beauté, façon Marilyn Monroe. Toujours en nous servant de notre imagination, on peut songer à Neil Young qui s’éloigne vers l’horizon qu’on voit toujours des kilomètres et des kilomètres à la ronde. Sa guitare est suspendue en bandoulière sur son dos et on l’entend fredonner Harvest Moon ou Heart Of Gold en sourdine, toujours grâce à notre imagination. Il s’éloigne dans les champs où broutent tranquillement vaches, brebis, cochons, couvées, poules, poussins et compagnie près d’un de nos milliers de lacs.
Et soudain, parmi ces odeurs de ferme qu’on ne retrouve qu’ici et ce paysage qui rappelle vaguement la Saskatchewan, que voit-il? Non, ce n’est pas possible, mais compte tenu de son imagination fertile et de l’absence de montagnes, le voilà… Eh oui, mes amis, tenez-vous bien après les oreilles de cette blogueuse : UN NOUVEAU LOBLAWS VIENT D'OUVRIR SES PORTES EN ONTARIO!!!
Ils ont installé un vaporisateur d’eau automatique pour conserver la fraîcheur des fruits et des légumes. Juste avant que tout cela démarre, vous entendez le son du tonnerre au loin et l’odeur incomparable des grandes pluies qui approchent.
Quand vous passez dans la section des produits laitiers, vous entendez le son inoubliable des vaches qui meuglent et vous pouvez sentir l’odeur enivrante du foin frais coupé.
Dans le rayon de la boucherie, vous pouvez presque sentir l’arôme d’un bifteck rehaussé d’oignons, cuisant sur le gril.
Arrêtez-vous un peu dans la section des produits laitiers où vous pourrez, grâce à votre imagination fertile, entendre les poules caqueter et humer le délicieux arôme des œufs et du bacon qui grésillent dans la poêle.
Dans le rayon de la boulangerie, vous êtes titillés par le parfum délectable du pain et des savoureux petits biscuits fraîchement sortis du four.
Finalement et après mûre réflexion, je crois que je vais aller acheter mon papier de toilette ailleurs!
Vous ne m’avez pas vu venir, n’est-ce-pas? Bon… Ce n’est pas grave pour autant que j’aie pu vous faire rire un peu.
Et pour me faire pardonner, voici une photo de Chablis, une de nos trois «bibittes à poil» que j’avais prise au cours du temps des fêtes… On dirait qu’il dit : Laissez-moi sortir! En ai ras-le-bol de Noël et de toutes ces plantes qui bloquent ma vue imprenable sur ces montagnes inexistantes et ces lacs qui sont tous trop éloignés pour que je puisse les admirer… ;)







