Voici enfin les deux autres photos que j’avais retrouvées dans ton portefeuille, maman.
Nous étions si heureuses à cette époque, mais je sais maintenant que ton merveilleux sourire cachait des atrocités. Oui, ces horreurs sont plus ou moins courantes et ton histoire a probablement été vécue par des milliers d’autres femmes, mais c’était néanmoins la tienne, et les séquelles qu’elle a laissées varient toujours d’une famille à l’autre.
J’aurais tellement aimé que tu nous racontes tout cela, maman, à papa et à moi. Tu sais bien que nous aurions tenté de te venir en aide, que nous aurions mieux compris ton comportement, que nous t’aurions même aimé davantage. Cependant, tu avais tes raisons et ces terribles secrets que tu ne m’as révélés que très récemment, parce je les avais appris d’une source que tu prétendais n’existait pas, t’ont rongé le cœur durant toutes ces années.
Toutefois, tu n’as jamais rendu les armes. Tu t’es battue, seule, contre des démons bien réels qui tentent maintenant de faire partie de ma vie, alors que je n’en ai appris l’existence qu’à la fin de 2005. Il a fallu une cinquantaine d’années avant que j’apprenne que tu avais des 4 frères et 3 sœurs, alors que tu a toujours prétendu n’avoir qu’un frère décédé très tôt. Compte tenu de toutes les monstrusosités qui ont été révélées, j’admire ton courage, ta détermination et ta force.
Les mots et les écrits peuvent anéantir le plus vaillant des guerriers et tu sais bien que je n’hésiterai pas à me servir de ces armes. Tout comme toi, maman, je vais donc chasser ces crétin(e)s de ma vie et par conséquent, continuer de lutter en ton nom, car si la volonté de lutter s’éteint, il ne me restera plus que le vide du désespoir.
Enfin, je t’offre aussi ces deux nouvelles photos que j’ai prises en août, au chalet, parce que leurs couleurs, leur odeur et leur âme me font tellement penser à toi.
Pour voir les détails de ces couchers de soleil que je vous offre aussi, il va sans dire, veuillez cliquer dessus pour les agrandir, mes chères âmes virtuelles.


